Vous l’avez manqué ? Que dit l’IA de votre marque ?
Voir le replay
Optimisation pour la recherche IA
Dernière mise à jour :
9 septembre 2026

Étude recherche IA : les sources des Google AI Overviews

Rédigé par
Jakub Sadowski
Relu par
Aucun élément trouvé.
Contributeurs :
Aucun élément trouvé.

Cet article est le deuxième de notre série d’études en cours sur la recherche IA.

Notre précédent article expliquait comment Gemini, le modèle d’IA derrière les AI Overviews (AIO) et AI Mode (AIM), crée des requêtes dérivées. Si vous l’avez manqué, je vous recommande vivement de le lire, car il pose les bases de ce que nous abordons ici. Les requêtes dérivées peuvent fortement influer sur les résultats des AIO.

Cette fois, nous nous penchons sur les AI Overviews et leurs sources.

Nous voulions comprendre quels types d’URL apparaissent dans les réponses générées par l’IA, et ce que cela implique pour la visibilité des contenus à l’ère de la recherche IA.

Enseignement n° 1 : les places dans les AI Overviews sont limitées

Le Gemini des AI Overviews est plutôt sélectif. Avant le top 10 habituel, vous obtenez une liste plus courte d’URL sélectionnées :

  • En moyenne, un AIO affiche 8 sources par réponse.
  • Une fois sur deux, il s’en tient à 7 ou moins.
  • Seuls 2,7 % des AIO dépassent 25 sources.
  • Dans certains cas, on peut même dépasser 36 sources !
Histogramme : les AI Overviews citent le plus souvent 5 sources, dans 10,7 % des 9 719 réponses, et la part diminue au-delà de 10 sources.
Nombre de sources dans les réponses des AI Overviews

Entrer dans cette liste sera assez difficile. Le modèle semble sélectionner un ensemble d’URL resserré et trié sur le volet. Mais creusons un peu.

Enseignement n° 2 : le top 10 n’est qu’un début

Bien se positionner dans la SERP augmente vos chances d’être inclus dans un AIO.

Cela ne veut pas dire pour autant que vous n’avez aucune chance d’y entrer si vous êtes au-delà de la 50e position. La chance est infime, mais bon ! C’est mieux que rien.

Si vous êtes du genre à voir le verre à moitié plein, vous pourriez même dire que vos chances d’être vu ont augmenté !

Plus sérieusement, 70 % des sources proviennent du top 10 des résultats organiques. Notez bien que cela vaut non seulement pour la requête d’origine, mais aussi pour les requêtes dérivées qui lui sont liées.

Ce n’est pas un hasard.

L’IA de Google préfère clairement s’appuyer sur ce que l’autre algorithme (celui qui gère le classement) considère déjà comme « de qualité » ou, vous savez… « utile ».

Et cela ne devrait pas nous surprendre. Quand on dispose d’un index affiné de tous les contenus du monde, ce serait du gâchis de ne pas s’en servir.

Même si Google ne l’utilise pas directement, il pourrait s’en inspirer. D’une manière ou d’une autre, bien se positionner semble être la clé.

Histogramme : la plupart des sources des AI Overviews se positionnent déjà en première page de Google, 35,5 % entre la 1re et la 5e position et 29,5 % entre la 6e et la 10e, et la part diminue ensuite.
70 % des sources proviennent du top 10 des résultats organiques pour la requête d’origine ou une requête dérivée

Enseignement n° 3 : il existe deux types de sources dans les AI Overviews

Dans l’article sur les requêtes dérivées, nous avons présenté le concept de mots-clés principaux.

Ce sont les mots-clés qui apparaissent plus souvent que les autres. Nous observons un comportement similaire pour les sources.

Certaines sources sont plus « stables » que d’autres. Nous les appelons les sources principales.
  • Sources principales : des URL fréquemment réutilisées, qui apparaissent dans plusieurs réponses à la même requête.
  • Sources secondaires : elles n’apparaissent qu’une fois et reviennent rarement.
Interroger plusieurs fois le même prompt fait ressortir les sources principales

Le groupe des sources principales est assez « élitiste ». En moyenne, seuls 9 à 12 % des URL réapparaissent sur plusieurs requêtes.

Honnêtement, à ce stade, je ne suis pas sûr du « pourquoi ».

Une hypothèse est que varier les sources permettrait de fournir des réponses plus complètes. D’un autre côté, je pense que parfois, Google ne se soucie pas du tout des sources.

Si toutes les pages du top 10 sont optimisées et proposent des contenus similaires, quelle importance que l’AIO cite telle ou telle page comme source ?

Du point de vue de l’internaute, probablement aucune (j’y reviendrai dans mon prochain article sur la volatilité des résultats des AI Overviews).

Enseignement n° 4 : les sources principales surpassent les sources secondaires

Pour identifier les sources principales, nous avons mené des tests sur deux périodes différentes (un jour et une semaine).

Pourquoi ?

Nous voulions savoir si, et quand, les résultats sont toujours les mêmes (mis en cache) ou toujours différents (j’y reviendrai dans mon prochain article sur la volatilité des résultats des AI Overviews).

Dans les deux tests, les sources principales sont similaires et surpassent les autres sources. Pour faire simple, elles sont mieux positionnées.

Une preuve de plus que le SEO « à l’ancienne » reste important pour les résultats de l’IA.
Graphique à barres : les sources principales des AI Overviews ont une position moyenne de 8,34 dans Google, contre 18,71 pour les sources secondaires.
Position moyenne des sources principales et des sources secondaires

Enseignement n° 5 : l’autorité et la sémantique comptent

En ce qui concerne le Domain Score, la métrique d’autorité interne de Surfer comparable au domain rating et au domain authority, la différence entre sources principales et sources secondaires est peu visible.

Et c’est tout à fait logique !

Dans un groupe aussi sélectif, il est peu probable que Google inclue des domaines à faible autorité.

L’autorité est importante, mais elle ne suffit pas à faire une source principale.

Graphique à barres : les sources principales et secondaires des AI Overviews ont une autorité similaire, un Domain Score moyen de 82,79 contre 78,60.
Autorité de domaine moyenne des sources principales et des sources secondaires

‍

Les sources principales présentent un alignement sémantique plus fort avec la requête.

Les titres de page comme les slugs sont mieux alignés sémantiquement avec la requête.

L’écart n’est peut-être pas énorme, mais il est statistiquement significatif !

Graphique à barres groupées : les sources principales correspondent un peu mieux à la requête que les sources secondaires, 0,79 contre 0,75 pour le slug de l’URL et 0,78 contre 0,76 pour le titre.
Similarité sémantique du slug de l’URL et du titre

Enseignement n° 6 : les AIO sans sources, ça existe !

C’est très rare, du moins pour l’instant.

Dans moins de 1 % des cas, les AIO ne citent aucune source.

Quand ? Il s’agit généralement de requêtes très simples ou évidentes, comme des définitions ou des connaissances générales, pour lesquelles le modèle peut s’appuyer sur ses connaissances intégrées (« Qu’est-ce que l’eau ? »).

La faille découverte par Mark Williams-Cook et son équipe peut fournir des indices à ce sujet.

Si vous ne la connaissez pas : grâce à cette faille, Mark a découvert que Google classe les requêtes en huit catégories :

  • Short facts (faits courts),
  • Bool (booléen),
  • Reason (raison),
  • Instruction (instruction),
  • Comparison (comparaison),
  • Definition (définition),
  • Consequence (conséquence),
  • Other (autre, avec beaucoup de mots-clés commerciaux).
La présentation de Mark lors de SearchNorwich

‍

Les catégories Short facts et Bool (questions fermées, de type oui/non) sont particulièrement intéressantes.

D’abord, quand la réponse à une requête est courte, les internautes ont peu de chances de visiter votre site de toute façon.

La réponse de l’AIO suffit. Ensuite, si la requête relève des connaissances générales ou de la culture générale, Google peut ne fournir aucune source.

Pour l’instant, cela concerne moins de 1 % des requêtes, mais il faut surveiller ce chiffre.

Cela s’inscrit parfaitement dans la tendance de Google à retenir de plus en plus d’utilisateurs au sein de ses propres services.

De l’affichage de l’heure aux taux de change du dollar, en passant par les informations de vol et les réponses simples sans sources : c’est une progression constante des interactions qui restent au sein des services de Google.

Comment augmenter vos chances de figurer parmi les sources des AI Overviews ?

Voici 3 façons d’entrer dans les réponses des AIO.

Misez sur la « tradition »

N’oubliez pas le SEO « traditionnel » et positionnez-vous haut dans les résultats organiques.

Ne laissez personne vous dire que le SEO n’est plus pertinent. Rien que cette année, le SEO est mort une dizaine de fois.

Bien sûr, le SEO recouvre de nombreuses actions et tactiques.

Du contenu au SEO technique, en passant par le SEO off-page. Vous ne pouvez pas l’abandonner. Et oui, cela inclut aussi le SEO sémantique !

Voici quelques façons de vous positionner dans les réponses des AI Overviews grâce aux pratiques SEO traditionnelles.

Pensez aux requêtes dérivées

Si vous n’avez pas lu mon précédent article sur le query fan-out, faites-le maintenant.

Ce que vous voyez dans un AIO résulte à la fois de la SERP de la requête et des SERP des requêtes dérivées.

Comme le montrent nos données, la règle « positionnez-vous haut » s’applique à toutes les requêtes, y compris aux requêtes dérivées !

Suivez les sources principales

Servez-vous des sources principales pour trouver les meilleurs endroits où obtenir des mentions.

Comme en SEO « traditionnel », l’optimisation pour les LLM se décline sous plusieurs formes. L’une d’elles est l’off-page.

Mais plutôt que d’obtenir des liens, vous aurez sans doute plus intérêt à obtenir des mentions.

Mais comment les trouver ?

Des outils comme le Suivi de visibilité IA de Surfer vous y aideront.

Le Suivi de visibilité IA de Surfer vous montre les principales sources et toutes les sources de chaque prompt sur tous les canaux : AI Overview, AI Mode, ChatGPT et Perplexity

Obtenir des mentions sur des URL et des domaines liés vous aidera à court comme à long terme.

À court terme, cela soutient les résultats ancrés dans l’index de recherche. À long terme, cela renforce votre présence dans les données d’entraînement.

Plus votre marque est mentionnée fréquemment dans le jeu de données, plus elle a de chances d’apparaître dans les suggestions des LLM.

Les AIO ne se contentent pas d’ajouter des liens au hasard.

Le système est structuré, concurrentiel et, surtout, dynamique.

Les sources principales dominent, mais elles ne restent pas figées. La qualité du contenu et une optimisation intelligente comptent.

Voici un avant-goût de la prochaine version du Suivi de visibilité IA de Surfer.

Prototype de la prochaine version des analyses de sources dans le Suivi de visibilité IA de Surfer

Pour aller plus loin ↘