Je pense que la plupart d’entre nous supposent que les citations des AI Overviews (AIO) de Google, comme celles illustrées ci-dessous, se positionnent quelque part dans les résultats classiques à « liens bleus », que ce soit pour la requête elle-même ou pour ses requêtes dérivées.

Mais selon nos données, ce n’est pas toujours le cas…
Nous avons récupéré les SERP de 10 000 mots-clés, filtré celles qui affichaient un AIO (spoiler : 76 % d’entre elles), puis récupéré le top 10 des résultats pour ces mots-clés et pour leurs requêtes dérivées, générées avec Gemini.
Le résultat ?
67,82 % des pages citées dans les AIO ne se positionnaient pas dans le top 10 de Google, ni pour la requête elle-même ni pour aucune de ses requêtes dérivées.

En revanche, lorsque nous n’avons retenu que les 3 premières citations (celles que vous voyez réellement dans la SERP sans avoir à cliquer sur le bouton « Tout afficher »), ce chiffre est tombé à 45,86 %.

Autrement dit, la majorité des 3 premières citations se positionnent bel et bien dans le top 10 pour la requête principale, pour au moins une de ses requêtes dérivées, ou pour les deux.
Malgré tout, quelles que soient les données que vous regardez, il est clair que beaucoup de citations des AIO ne figurent pas du tout dans le top 10 des résultats classiques à « liens bleus ».
Cela semble étrange : que se passe-t-il ? D’où viennent ces citations ?
Explorons quelques hypothèses…
Les AIO citent peut-être des pages positionnées au-delà du top 10
Pour notre étude, nous n’avons récupéré que les pages du top 10 pour les mots-clés et leurs requêtes dérivées. Nous n’avons récupéré aucune position au-delà : il est donc possible (et, à mon avis, probable) que de nombreuses citations des AIO se positionnent simplement à partir de la 11e place.
C’est en tout cas vrai pour certains mots-clés.
Par exemple, la première citation de l’AIO pour « what is the best time to publish content on tiktok » (quel est le meilleur moment pour publier sur TikTok) est cette page de Shopify :

Si je vérifie les positions de ce mot-clé dans le Suivi des positions de Surfer, je vois cette page en 12e position :

Même constat pour « which adapter do i need for germany » (quel adaptateur faut-il pour l’Allemagne)…
La première citation est cette page d’IAmExpat.de :

Selon Surfer, la page se positionne bien dans les résultats à « liens bleus », mais en 32e position :

Bien sûr, ces deux exemples peuvent n’être qu’une coïncidence. Il est toujours possible que l’AIO n’ait pas tiré ces citations des résultats organiques à « liens bleus », mais d’autres sources. Ce qui m’amène tout naturellement à…
Les AIO citent peut-être des pages d’autres propriétés de Google
Si vous regardez les domaines les plus cités dans les AIO, deux des trois premiers sont google.com et youtube.com :

En fait, ces deux sources représentent à elles seules environ 40 % des citations des AIO !
Comme Google possède ces deux sites, il est possible que les AIO puisent directement dans ces sources de données (en plus de l’index web de Google).
Cela dit, rien ne permet vraiment d’affirmer que c’est le cas. Aucun des brevets de Google sur le fonctionnement des AIO n’en parle. Donc, même si c’est une possibilité, je pense plus probable que ces domaines soient souvent cités simplement parce qu’ils comptent parmi les plus grands sites du web et se positionnent sur des millions de requêtes.
La même question se pose pour Reddit, le quatrième domaine le plus cité dans les AIO. Nous savons que Google a conclu un accord pour utiliser les données de Reddit afin d’entraîner son IA, mais nous ignorons si les citations des AIO privilégient Reddit d’une manière ou d’une autre. Là encore, je pense plus probable que Reddit soit souvent cité dans les AIO parce que le site est immense et se positionne dans les résultats à « liens bleus » sur des millions de requêtes.
Les AIO citent peut-être des pages hallucinées
Tous les LLM sont sujets aux hallucinations : il est donc très probable que certaines URL citées dans les AIO n’existent tout simplement pas (et n’aient jamais existé).
Ces données d’Ahrefs le confirment :

Dans le graphique ci-dessus, vous pouvez voir que 0,86 % des URL citées par Gemini renvoient un code 404.
Remarque. Ahrefs a en fait mené la même étude sur deux sources de données différentes, et la part d’URL hallucinées citées par Gemini n’était que de 0,21 % dans l’autre.
Mais même en ignorant le fait que Gemini et les AIO ne sont pas exactement la même chose, ce chiffre est très faible. Il pourrait expliquer en partie pourquoi tant de citations des AIO ne se positionnent pas dans le top 10 de Google, mais il ne peut pas en être la seule raison.
Les AIO ne lancent peut-être pas les mêmes requêtes dérivées que nous
À l’heure actuelle, il est impossible de voir précisément quelles requêtes dérivées les AIO lancent réellement. Pour notre étude, nous avons donc utilisé les requêtes dérivées de Gemini comme approximation.
C’est important car, même si Gemini fait tourner les AIO, d’autres mécanismes peuvent influer sur les requêtes dérivées qu’un AIO lance réellement. Si elles diffèrent de celles de Gemini, certaines citations des AIO de notre étude pourraient en réalité se positionner sur des requêtes dérivées, même si nos données ne le montrent pas.
Par exemple, voici les trois premières citations pour « best time to visit asturias spain » (meilleure période pour visiter les Asturies, en Espagne) :

Les deux premières se positionnent en première page de Google, mais pas la troisième (et je ne la vois nulle part dans le top 100 de Google pour cette requête non plus).
Mais peut-être se positionne-t-elle sur une requête dérivée ?
D’après Gemini, cela ne semble pas être le cas. Quand j’ai vérifié, la page ne se positionnait sur aucune des requêtes dérivées générées par Gemini.
Mais cela ne veut pas dire qu’elle ne se positionne pas sur l’une des requêtes dérivées que l’AIO a lancées…
Contrairement à Gemini, l’AIO a pu chercher quelque chose comme « things to do in gijon spain » (que faire à Gijón, en Espagne), une requête pour laquelle la page citée se positionne dans les résultats à « liens bleus ».

Comme vous le voyez, le problème que je soulève ici est une limite majeure de toutes les études sur les AIO. Gardez-le à l’esprit lorsque vous consultez des données sur les AIO, qu’elles viennent de nous ou d’autres marques.
Comment augmenter mes chances d’être cité dans les AIO ?
Si vous voulez être cité dans un AIO, le plus sûr semble être de vous positionner sur votre requête cible et sur ses requêtes dérivées. En effet, la majorité (54,14 %) des 3 premières citations des AIO se positionnent dans le top 10 pour la requête principale, pour au moins une de ses requêtes dérivées, ou pour les deux.
Se positionner sur plusieurs requêtes dérivées augmente aussi considérablement vos chances, selon nos données :

Mais en dehors du positionnement, que pouvez-vous faire d’autre pour améliorer vos chances ?
Voici une méthode :
- Suivez les citations des AIO pour les requêtes importantes
- Repérez les pages les plus souvent citées sur l’ensemble de ces requêtes
- Contactez leurs auteurs et essayez de figurer sur ces pages
C’est possible avec le Suivi de visibilité IA de Surfer.
Par exemple, voici les pages les plus citées dans les AIO pour un ensemble de requêtes que je suis sur le thème des meilleurs outils SEO :

Certaines de ces pages se positionnent peut-être dans Google sur mes requêtes suivies ou leurs requêtes dérivées, peut-être pas. Peu importe : je sais qu’elles sont déjà citées, il me suffit donc d’essayer d’y être mentionné.
C’est une stratégie particulièrement judicieuse pour les requêtes « meilleurs [x] », car être mentionné sur des pages citées peut aussi amener les AIO à vous recommander.
Par exemple, Surfer est recommandé dans l’AIO pour « SEO software tools » (logiciels SEO)…

… alors qu’aucune des pages citées ne provient de notre site.
Ce qui nous amène à l’essentiel : si vous voulez vraiment augmenter vos chances d’être recommandé et cité dans les AIO, vous ne pouvez pas compter uniquement sur votre propre site. Votre marque doit apparaître dans des sources fiables et pertinentes, celles que l’IA de Google considère déjà comme crédibles.
Découvrez comment y parvenir dans notre étude sur les sources des AIO.




